De la puberté à la ménopause, la vie d’une femme est façonnée par une période préparatoire à la fécondation. C’est ce que l’on entend par le cycle menstruel. Pour pouvoir procréer, en effet, les femmes se doivent de connaître leur corps. Ainsi, elles pourront programmer à leur guise le bon moment pour avoir un enfant ou éviter une grossesse inopportune. Mais avant toute chose, savoir calculer son cycle menstruel est indispensable. Cependant, beaucoup sont encore perdus, car chaque être humain peut différer l’un de l’autre. Zoom sur l’univers de la menstruation et la fertilité.

Comprendre les mécanismes du cycle menstruel

Pour les femmes, il est essentiel de comprendre les mécanismes menstruels qui régissent leur corps. Dans l’optique d’une reproduction, ceux-là sont conditionnés par plusieurs facteurs. Au fait, le début du cycle menstruel est marqué par l’arrivée des premières règles à la puberté. Celles-ci se présentent à l’âge de 11 à 13 ans. Généralement, elles durent 3 à 5 jours et reviennent de manière cyclique tous les 28 jours, voir plus. Pour boucler un cycle, on compte trois phases : la phase folliculaire, l’ovulation et la phase lutéale. La première se traduit par la préparation d’un ovule. Elle s’étend du premier jour des règles à l’ovulation. Depuis la naissance, des milliers de follicules se développent dans les ovaires. Dans chacun d’eux se trouve une cellule sexuelle féminine qui s’accroît. C’est l’ovocyte. Toutefois, une seule peut atteindre la maturité. Pendant l’ovulation, aux alentours du 14ème jour du cycle, l’ovocyte sera expulsé de son follicule. Par conséquent, l’ovule quittera l’ovaire. Mais, pendant les quelques jours précédant, la muqueuse sera épaissie. Elle prendra également du volume. Par ce fait, la glaire sera plus abondante afin de rendre plus facile la montée des spermatozoïdes, s’il y a eu un rapport sexuel. Il est à noter tout de même que la réussite de tout cet acheminement repose sur les hormones secrétées par les ovaires, l’hypophyse et l’hypothalamus. Tout cela constitue la phase lutéale. S’il n’y a pas une fécondation, le cycle se poursuit jusqu’à l’arrivée des prochaines règles, soit le 28 ème jour ou plus.

L’intérêt de calculer son cycle menstruel

Deux grandes raisons poussent à mesurer son cycle menstruel. D’une part, ce sera nécessaire pour surveiller ses règles. Certes, on pourra ainsi prévoir quand elles arriveront afin de s’y préparer. Ainsi, on pourra mettre en réserve des protections hygiéniques. Mais encore, toute femme doit se connaître et comprendre son corps. Des syndromes prémenstruels peuvent se présenter comme des douleurs abdominales, nausées, maux de tête, etc. Ils peuvent bouleverser les habitudes journalières. Néanmoins, en étant préparé, il sera plus facile de les surmonter. D’une autre part, c’est une technique indispensable si on s’apprête à tomber enceinte. Par ce fait, on pourra connaître plus exactement le jour de l’ovulation. C’est souvent à cette phase du cycle que les jeunes parents doivent baser leur envie d’avoir un bébé. Dans le cas contraire, la mesure d’un cycle permet d’éviter un rapport sexuel non protégé lors des périodes à risque. Par conséquent, dans les deux cas, il s’avère nécessaire de noter ses menstruations. L’idéal serait d’user d’un calendrier. Il faudra tout de même être attentif sur tous les symptômes se présentant pendant quelques mois. C’est seulement après qu’on pourra tirer une conclusion sur son état pendant les règles. Il faut s’attendre encore à quelques changements d’humeurs, une prise de poids, une présence d’acné, etc. Cela est dû aux hormones.

Les méthodes et outils pour calculer son cycle menstruel

La question qui mérite d’être élucidée est : comment calculer son cycle menstruel ? Dans cette optique, tout se base sur le calcul de l’ovulation. À partir de cela, on pourra repérer le reste du cycle. Cependant, cette phase se calcule en fonction de la régularité des règles. Plus exactement, on distingue deux types de cycle : régulier et irrégulier. On usera ici de la méthode de comptage. Le 1er jour de règle constituera le début du cycle. Il se terminera la veille du 1er jour du prochain. Normalement, un cycle compte 28 jours. Cela peut aller jusqu’à 32 ou 35 jours. C’est ce qu’on désigne par un cycle normal. Au-delà de 35 jours, il s’agit d’un cycle long. Par contre, pour seulement 21 jours, c’est un cycle court. Pour trouver alors l’ovulation, il suffit de diviser en deux le nombre des jours composant le cycle. À partir de là, on comptera 4 jours avant et après la date prévue. Cette période constituera la phase d’ovulation ou la phase féconde pour une femme. Dans le cas de cycle irrégulier, il est conseillé d’user de la méthode symptothermique. Cette fois-ci, on prendra le thermomètre pour allié. Toujours en se munissant d’un calendrier menstruel, on marquera la température corporelle tous les jours. On peut ainsi tracer une courbe. Le jour où celui-ci oscille, cela signifie que la femme entre en période d’ovulation. Autrement dit, la hausse de la température corporelle est le début de la phase féconde. Autrement, la solution pour un test d’ovulation est tout aussi efficace. On peut s’en procurer à la pharmacie.

Tout sur l’ovulation et la fécondation

Plusieurs couples rencontrent souvent des difficultés à engendrer un enfant, faute de connaissance. Pourtant, tout réside dans l’écoute de son corps et calculer la date d’ovulation. Il existe des symptômes manifestant la période d’ovulation. Ils peuvent être marqués ou non, comme la sensation de tension des seins, douleur abdominale, augmentation de la libido, présence substances gluantes comme un blanc d’œuf, etc. Lors de l’ovulation, l’ovule (ovocyte) sera expulsé par l’ovaire. Ainsi, il sera prêt à être fécondé par un spermatozoïde. C’est ce qui donnera naissance à un embryon. La durée de vie d’un ovule est de 12 heures à 24 h suite à son expulsion de l’ovaire. De leur côté, les spermatozoïdes restent dans le col de l’utérus pendant 3 à 5 jours et prêts à féconder.  Le meilleur moment pour tenter une grossesse sera alors entre le jour avant, pendant et après l’ovulation. Soit, 4 jours avant et 1 jour après l’ovulation. On peut quand même prendre une marque jusqu’à 4 après l’ovulation. On appelle cela la période de fertilité. Pour un cycle de 28 jours, cette période correspond au 10ème  au 15ème ou 18ème jour. Par ailleurs, à l’union de l’ovule et du spermatozoïde, on parlera de la fécondation. Cela donne naissance à un embryon, ce qui sera le début d’une période de gestation. Ce changement engendrera la production de l’hormone HCG, ce qui est spécifique à la grossesse.

Les cas de perturbation et absence de règles

Attention, le retard des règles ne signifie pas toujours qu’on est peut-être tombée enceinte. Cela pourrait être une tout autre situation. Tout dépend de l’hormone. Un moindre facteur peut entraîner divers changements, ce qui influe sur le mécanisme du cycle menstruel d’une femme. On peut alors avoir affaire à un trouble hormonal suite à un stress, un choc émotionnel, un trouble de comportement, la fatigue, l’arrêt de la pilule contraceptive, la maladie ou autre. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une situation bénigne. Il ne faut donc pas s’alarmer. On peut patienter quelques semaines pour que les règles apparaissent. Toutefois, si on est trop craintif, la solution pour consulter immédiatement un gynécologue ou son médecin traitant est à opter. Par cela, on effectuera certains examens cliniques et analyses. Il faut tout de même préciser qu’il n’y aura aucun traitement à prescrire, sauf en cas de maladie. Là encore, le soin sera spécifique en fonction de chaque cas. L’idéal sera alors d’essayer d’avoir une vie stable et d’adopter un rythme correspondant à son corps.